Mercredi 25 juin 2008
... une campagne d'affichage militant a eu lieu ces derniers jours dans les rues saint loises.

Il y a trente ans, les communistes faisaient encore peur, aujourd'hui ils nous font bien rire avec leur score électoral engagé dans le championnat du monde de chute libre. A peine 2% en 2007 pour la candidate à l'élection présidentielle, la charismatique candidate saint loise Dominique Jouin affichant un beau 1% sur la cirsconsription législative, 458 voix dont 94 à Saint Lô, 16 à Agneaux et 5 à St Georges Montcoq. On comprend que le redressement est urgent, il faut de nouveaux électeurs, et donc de nouveaux militants puisqu'un parti n'est rien d'autre qu'une machine à gagner des élections. D'où cette campagne d'affichage aperçue dans Saint-Lô ces jours-ci.
Une affiche qui résume ce qu'est devenu le parti communiste: ni un homme ni une femme, ni un blanc ni un noir, ni un hétérosexuel ni un homosexuel, tout ça à la fois; après la lutte des classes, la lutte des genres. Si le PCF n'a pas renoncé au partage des richesses, il y a donc ajouté le partage des droits. Chacun se fera son opinion, pon-pon, mais dans notre région enracinée*, il est à peu près certain que le combat des quotas ne porte pas vraiment de fruits à récolter. Cela dit, le parti communiste de la Manche a un nouveau chef, Gérard Duboscq, une AG a eu lieu fin mai à Saint-Lô, appelant à une reprise de l'activité politique. Wait and see. Le PCF, dans la Manche, c'est surtout à Cherbourg...
    Enfin le slogan de cette affiche... ça c'est du slogan politique: "Vive la Vie!". Sacré programme! Vive les enfonçages de portes ouvertes! A contrario, faut-il comprendre que les autres partis sont pour la mort? Venant des communistes dont les différents régimes dans le monde ont fait 80 millions de morts, c'est assez drôle... A moins que ce "Vive la vie!" s'adresse au parti communiste lui-même comme une dernière illusion avant de devenir une ligne, au mieux un paragraphe, dans le grand livre de l'Histoire.

*les pieds sur terre
Par AB - Publié dans : Politique
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Mardi 24 juin 2008
Ce qui est extraordinaire en 2008, avec Internet, c'est qu'on peut mener des investigations sans bouger de chez soi. On a employé l'expression de "journaliste en pyjama" pour qualifier ces bloggeurs s'intéressant à l'actualité. Ici, on s'intéresse à l'actualité saint loise. En fin de semaine a lieu la fête de la Vire, où l'on pourra assister gratuitement à plusieurs concerts (rien à voir avec ça pour ce qui est de l'affluence). Curieux, nous partons donc, surf aux pieds, explorer la toile myspace pour découvrir ce que la ville de Saint-Lô a concocté. Plusieurs groupes sont programmés, dont les Majordomes qui seront sur scène dimanche soir. En ouvrant la page myspace des Majordomes, il y a naturellement de la musique et des photos... what a surprise! L'un des musiciens est tout simplement le fils de l'un des élus qui organisent la fête de la Vire! Ah bah forcément dans ces conditions c'est plus facile. Les Majordomes! Pour vous servir! Côté musique, on est là aussi en plein Salut Les copains, un ersatz de rock sixties, avec accent angliche terrible en prime.
Ce qui est extraordinaire en 2008, avec ou sans Internet, c'est que la politique soit toujours aussi caricaturale.
Par Gratte-papier - Publié dans : Politique
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Dimanche 22 juin 2008
La fête de la musique 2008 a battu un record à Saint-Lô: on n'avait vraisemblablement jamais vu autant de monde dans les rues de la ville.

On attend les chiffres des Renseignements Généraux, mais déjà l'expression "noir de monde" a pris tout son sens. Marée noire... la périphérie est montée quelques heures au centre ville, avant de refluer. La rue Torteron était une artère qui charriait des milliers de personnes, on croyait un flux ininterrompu, tellement gorgé qu'il débordait jusqu'en haut des remparts. "C'est comme à New-York, pour le marathon" a dit quelqu'un. Au moins 18 000 personnes, peut-être 20 000 au plus fort de la soirée. Un énorme succès. Un événement.

Evénément: une foule en nombre passant la soirée sur la plage verte! Elle sert finalement à quelque chose cette plage verte! Forcément un tel succès, on l'espère, appelle une suite. La gauche, dans son programme électoral, voulait faire de Saint-Lô une cité de la musique. On s'en est fait une idée vibrante samedi soir, on a découvert un lieu presque naturellement magique: les remparts en fond de scène, les bord de Vire remplis de spectateurs... Il y aura-t'il d'autres heureuses réussites? On note au passage que les deux grosses manifestations annuelles qui attirent une foule considérable sont des initiatives essentiellement privées: la présentation du Team Dessoude et la fête de la musique suivie par presque tous les bars de la ville. Ailleurs comme à Coutances (Jazz sous les pommiers) ou Bayeux (festival médiéval), c'est l'argent public qui lance le mouvement.
Tant mieux pour le portefeuille des saint lois. Mais il y a sans doute des dépenses publiques à repenser. Une juste mesure à trouver entre Polyfollia et ses chorales d'écoliers ouzbèques et Koxie en play-back qui chante "Gare aux cons".



Par AB - Publié dans : Critique
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Jeudi 19 juin 2008
"Bonjour à la rédaction. Un nouvel "organe de presse" est donc né à Saint-Lô. Bienvenue donc à lui, à vous. Merci également de votre précision sur mon "exposition". Il est vrai que je fais l'objet d'attaques nombreuses et scandaleuses depuis trois mois. Il flotte même un parfum de France des années 40 qui me dégoute. Mais finalement, ne vaut-il pas mieux faire envie que pitié ? Cordialement. Bonne route au blog ! Ugo PARIS Adjoint à la culture"

Commentaire tout à fait positif? bon esprit? fighting spirit? posté en réaction à cet article.

Par AB - Publié dans : Politique
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Mercredi 18 juin 2008
Il faudra penser à en faire un pôle de compétitivité: la mairie de Saint-Lô est terre d'accueil pour les exilés cubains... euh... caennais.

    Après Ugo Paris, voici... Frédéric Martin! Comme le fils de Jacques, peut-être aussi drôle, on découvrira ça... Frédéric Martin est le nouveau directeur de cabinet/de com' du maire de Saint-Lô. Il succède ainsi à Ugo Paris ayant répondu à l'appel de l'urne et devenu 1er maire adjoint. C'est amusant car non seulement Frédéric Martin prend la place de Ugo Paris, mais aussi, comme Ugo Paris, il arrive à Saint-Lô dans les mêmes circonstances: après une grosse claque électorale. 2004, élections régionales, "si la Basse Normandie passe à gauche, toute la France passe à gauche", déclare le vieux Garrec pdt de Basse Normandie. Bam! Bingo! Splash! Poum! La gauche gagne la région. Et qui était directeur de campagne de René Garrec? Ugo Paris! Le voilà désoeuvré, François Digard maire UMP de Saint-Lô et désormais conseiller régional d'opposition, lui tend les bras et l'accueille à la mairie de Saint Lô. 2008, élections municipales, Caen est dirigée par la droite depuis un siècle. Re-BAm! Re-Bingo! Re-Splash et Patapoum! La gauche gagne Caen. Et qui était dans l'équipe rapprochée de Brigitte Lebrethon maire UMP de Caen (et par ailleurs ancienne de l'équipe Garrec)? Frédéric Martin! Le voilà désoeuvré, le bon parrain Digard l'accueille à son tour à la maire de Saint-Lô. Oui, oui, on sait, on a l'esprit mal tourné.
    Nous avons demandé une interview à Frédéric Martin, nous n'avons pas eu de réponse. Donc nous voilà réduit à commenter ce que Ouest-France et La Manche Libre ont publié en fin de semaine. Premièrement, Monsieur le directeur de cabinet/de com' de la ville de Saint-Lô n'habite visiblement pas à Saint-Lô. No comment! Qui a dit "comme son boss!"? Deuxièmement, Frédéric Martin se réjouit de "la dynamique autour du haras". Effectivement, il ne doit vraiment pas habiter à Saint-Lô. Le haras, c'est beau, c'est mort; le haras, c'est comme la mer pour les vrais manchots: on sait qu'elle est là, mais on ne s'y baigne jamais; le haras, c'est loin, là bas, route de Bayeux, derrière des murs, les saint lois n'y goûtent pas.
    Mais, troisièmement, on se rassure, Frédéric Martin, se veut une "boîte à idées" pour la municipalité de Saint-Lô. Faisons-lui confiance, on critiquera après. Il succède au garagiste (1), il faudra déjà qu'il soit aussi bon que lui pour dégripper et faire tourner les rouages de l'administration locale.
    Quant à savoir s'il couve, comme le garagiste, des ambitions politiques...


(1) le garagiste: surnom donné à Ugo Paris pour sa facilité à dégripper les rouages administratifs, un coup d'huile/de téléphone dans les services municipaux et ça va tout de suite plus vite.

NB: On va croire que nous en voulons à Ugo Paris à force d'en parler; mais non, c'est juste qu'il est "exposé".

Par AB - Publié dans : Politique
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Jeudi 12 juin 2008
La socialiste Christine Le Coz, conseillère générale du canton de Saint-Lô Est repris à la droite, et conseillère municipale d'opposition, était l'invité de la radio Tendance Ouest jeudi 12 juin. Nous avons écouté l'émission; nothing new, rien de neuf, déjà vu comme disent les américains.

Christine Le Coz charge d'emblée le maire de Saint Lô, François Digard, qu'elle accuse d'être "autocratique", ne faisant aucune place à l'opposition, mais elle espère "à la longue" que majorité et opposition arriveront à "travailler ensemble". A la longue? Est-ce une fois les plaies de campagne électorale pansées avec le temps? On en doute car Christine Le Coz dévalue ensuite le projet Agglo 21* en l'étiquetant comme un argument séduisant de campagne électorale qui n'aura pas de lendemain, à l'exemple du projet des Maîtres laitiers du Cotentin lors des municipales 2001 et qui ne sont jamais venus s'installer à Saint-Lô.
    "François Digard n'aime pas qu'on n'ait pas son avis", phrase martelée combien? 100, 200, 1000 fois pendant la campagne... décevante Christine Le Coz qui reste dans des accusations générales et ne va pas sur le fond démontrer les erreurs, selon la gauche, du maire réélu. Elle entonne plusieurs fois le refrain, enrichissons-nous de nos différences, tant avec la majorité que parmi les rangs de l'opposition (PS, PC, Vert, MRC), au sein de laquelle on devine des fossés (exemple lors du 1er conseil municipal, Jacques Declosmenil arrive séparément des autres élus).

Le FC Saint Lô en CFA 2, pas plus


    Sur l'affaire Ugo Paris, elle dément
ce que nous supposions, la gauche saint loise n'a pas attiré l'attention du préfet sur le contrat d'embauche du 1er maire adjoint à la CCASL. Doit-on en déduire que c'est l'oeuvre exclusive de François Brière qui aura cherché à se venger d'avoir été, selon lui, trahi par François Digard et privé du poste de 1er adjoint au bénéfice d'Ugo Paris?
    Enfin, et cest sans doute le plus intéressant, interrogée sur le sort du FC Saint-Lô,
relégué en division régionale, Christine Le Coz (qui aime le football!) estime évidemment que c'est dommage et que le niveau pertinent de compétition pour le FC Saint-Lô est le CFA2 (5ème division), et non le National (3ème division) qui est l'objectif du club, car "c'est trop" pour Saint-Lô.

*Agglo 21: projet de création ex-nihilo d'un pôle urbain au sud de Saint-Lô, comprenant des entreprises, de la recherche, de l'enseignement et de l'habitat
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Mercredi 11 juin 2008
...ça sonne comme un titre de mauvais film, c'est pourtant la suite de l'excellent feuilleton de la vie politique saint loise. A Saint-Lô, on n'a pas soldé les comptes de campagne. Voici une nouvelle salve de l'opposition tirée sur le 1er adjoint, Ugo Paris, et, au bout de la mire, le maire.

    Faut-il rappeler toute l'histoire? François Digard, réélu maire UMP de Saint-Lô en mars dernier, est accusé d'avoir volé l'élection à la gauche après une habile manoeuvre: 1) je prend le capital de voix de l'ambitieux et incontrôlable François Brière qui, s'il était parti en dissident à droite, aurait provoqué la victoire socialiste de Jean-Karl Deschamps dans une triangulaire; 2) puis j'éjecte François Brière en faisant croire à l'opinion que c'est l'ego incommensurable frustré de celui-ci qui l'a poussé à partir; 3) enfin je comble le créneau "jeune relève pleine d'avenir" par un porte-flingue élevé 100% en pleine fidèlité, lui, Ugo Paris.
Problème, on ne peut être à la fois général et soldat: Ugo Paris était, avant l'élection, directeur du cabinet de François Digard, poste qu'il devait donc quitter pour être élu au conseil municipal. Mais 1er adjoint au maire, ça paye pas assez pour un jeune loup, il lui fallait donc une entrée d'argent. On le propulse alors chargé de mission à la Communauté de commune de l'agglomération saint loise (CCASL), création de poste au passage, presque du sur-mesure. Or, quelle magie, le boss de la CCASL qui a pris cette décision n'est autre que François Digard, la tête de liste à sa propre succession à la mairie de Saint-Lô et la communauté de commune! La ficelle est trop grosse? Non, pas encore assez, le Machiavel du bocage s'affranchit même de la publicité obligatoire prévue pour un tel recrutement. Car, comme un marché public, tous les agents qualifiés aux quatres coins de l'hexagone doivent pouvoir postuler. Evidemment, le coup a toutes les chances de réussir si on joue dans le noir.
Sauf que le préfet de la Manche vient de rappeler à l'ordre François Digard, réelu président de la CCASL: il a deux mois pour casser le contrat de Ugo Paris à la CCASL et procéder à un nouveau recrutement en bonne et due forme. Le bras du préfet a évidemment été téléguidé, éclairé par les oppositions municipales, gauche et Brière main dans la main, qui voudront harponner jusqu'au bout François Digard; cette fois-ci en attaquant son garagiste*.
   
    Il s'agit d'un retour de manivelle, accéléré par la lettre de François Digard aux saint lois dans laquelle il récitait son credo sur les événements post-électoraux, triturant une plaie encore vive, et sur laquelle François Brière s'apprête également à déverser un peu d'acide en écrivant lui aussi aux saint lois.
The show must go on! (en plus c'est gratis)

*le garagiste: surnom donné à Ugo Paris pour sa facilité à dégripper les rouages administratifs, un coup d'huile/de téléphone dans les services municipaux et ça va tout de suite plus vite.
Par AB - Publié dans : Politique
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Mardi 10 juin 2008
Bilan du festival des Hétéroclites à Saint-Lô. 7000 entrées, les organisateurs sont ravis, les festivaliers un peu moins; le bilan financier est équilibré. Sans blague, t'as vu les prix!? Journée d'un déçu de cet ex-excellent festival.

Quand c'est devenu payant les Hétéroclites, on avait dit "1 euro symbolique". Désormais c'est 3 euros, ce qui n'est rien pour assister à une vingtaine de spectacles, allez, adieu le vieux rêve de la culture libre et non marchande, personne n'y croit plus, pas même Art-Plume, les alter-organisateurs du festival. J'y suis resté 3 heures, j'ai vu 3 spectacles, j'ai été 3 fois déçu.
D'abord "L'insoupçonnable héritage du peuple perdu". On entendait mal, ou rien, le spectacle n'était pas joué dans un endroit adapté; et puis c'était brouillon, pas vraiment captivant, trop elliptique, surtout pour les enfants.
Deuxième round, un concert avec Bubu Bricole Unit, un homme orchestre grâce à sa "loop station", pédale qui permet de faire des économies sur des cachets d'intermittents et accessoirement de mettre en boucle des sons les uns sur les autres. En l'occurrence, Bubu fait ça avec des objets du quotidien et quelques intruments. En rythme et en mesure, ces morceaux de bruits collés donne un morceau de musique. Moui, déjà vu et entendu, distraction pour 5 ou 6 minutes, et puis on s'en va.
Enfin "Le petit véhicule" (photo ci dessous), qui va nulle part et partout, du théâtre de rue avec quatre comédiennes improbables sorties d'un monde parrallèle diforme. Pas mal, suscite l'intérêt mais on ne va nulle part, simple succession de tableaux impressionnistes.



Et puis j'ai voulu aller boire un coup. Et là, tu parles d'un coup sur la tête! 2,50 euros le verre de bierre, plus cher que dans un bar! C'est bien joli de se la jouer festival militant anti-système avec des "salams" à la place du vrai argent (bouh, c'est sale l'argent du grand capital!), mais si c'est pour rançonner le festivalier...


Bilan donc, j'ai payé trois euros pour une simple promenade dans le vallon de la Dollée. Le 28 juin, j'irais me promener sur la plage verte, c'est la fête de la Vire... euh non en fait, j'irais pas même si c'est gratuit, parce que la fête de la Vire, côté spectacle, c'est vraiment l'arnaque!
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Lundi 9 juin 2008
Saint-Lô est l'une des rares préfectures de France sans tribunal de grande instance, sans grande ligne ferroviaire, et pour compléter la panoplie, sans une équipe de foot en division régionale. Le défaut est corrigé depuis hier, le FC Saint-Lô n'a pas été capable de gagner le énième match de la seconde chance qui lui était tendu pour conserver le niveau minimum acceptable de compétition: le CFA2, soit la 5ème division comportant encore soupçon d'envergure nationale.

Au moins, le FC Saint-Lô Manche nous fait rire, avec son stade tout neuf-tout vide, son club de sandwicheries partenaires et son objectif d'atteindre le National (3ème division) en 2010! Et surtout avec ses joueurs mimant le héros blessé sur la digue d'Agon Coutainville les dimanches de printemps. Car c'est avant tout ça le problème du FC Saint-Lô: des gros melons indisciplinés. Comment un club qui tutoyait la montée en CFA la saison dernière, embrasse la relégation en DH la saison suivante? Certes, on nous dira que le niveau a augmenté, que c'est la loi du sport, bla-bla-bla... Les événements ne sont pas incontrôlables, sinon à quoi bon disputer un match de football, autant tirer à pile ou face. Il y a que les gars, ils ne se sont pas « arrachés », ils n'ont pas été humbles, ils se sont vus déjà arrivés. Il va y avoir du ménage, c'est certain.


Le président Luc Marie remballe donc les deux gros sponsors qu'il avait trouvé pour la saison prochaine mais annonce qu'il reste. Saint Lô, n'a donc plus d'équipe de foot évoluant au minimum de l'acceptable pour une ville-préfecture de 20 000 habitants. Mais son stade est le plus beau! De division régionale.

Par AB - Publié dans : Critique
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Jeudi 5 juin 2008
Les cultures urbaines sont présentes en force au festival des Hétéroclites. Allons nous vers un clivage géographique, social, altimétrique et culturel de la ville de Saint-Lô: le rap pour Art-plume, le rock pour le Normandy?

Le festival des Hétéroclites est vraiment sympathique, dans un joli vallon intelligemment investi par les artistes d'Art Plume. Ambiance familiale, gentiment militante et plus ou moins hétéroclite du côté de la programmation: théâtre de rue - cirque est une 1ère constante. La 2ème constante est la musique, souvent électro, chanson et hip-hop. Mais cette année les cultures urbaines sont particulièrement affirmées: de la danse hip-hop avec les urbanoïdes associés, graphes + slam + Vjing dans la création "Ecoute les murs parler", une rencontre mix-beat box avec Oslim et Dj Dard, le l'électro hip-hop avec Connecticut.
Bon. Bien. Well, well, well. On dira que ce n'est pas si flagrant, qu'il y a aussi du rock, de la chanson et plein d'autres choses hétéroclites.

Ajoutons à notre démonstration que la tribu des "casquettes" ou "kaille" (lire 1er billet) est une pérennité sociale à Saint-Lô mais que celle-ci n'a aucune représentativité culturelle, contrairement aux poppeurs. Il y a donc un "marché" (ouh le vilain mot) pour Art-Plume.
Art Plume est une association culturelle qui a besoin d'argent public pour tourner, d'autant plus qu'il s'agit d'une structure importante (locaux, activités, festival). Or, aujourd'hui les subventions publiques sont bien inférieures à celle reçue par Ecran Sonique, l'autre grosse vitrine culture de la Saint-Lô, et qui gère le Normandy. Par exemple, la ville donne 20 000 euros à ceux d'en bas, plus de 100 000 à ceux d'en haut. Du coup, pendant que le Normandy se professionnalise et se labellise, Art Plume végète un peu, comptant sur la bonne volonté de ses baba-cools et sur son pensionnaire Sylvain Mellot désormais adjoint au maire. Alors, pour drainer l'argent public, et donc vivre et grandir, il va falloir énoncer un projet précis. Et vite, car l'argent public, il n'y en aura bientôt plus pour tout le monde. Sur quel créneau? Les cultures urbaines au sens large (du Land Art urbain, au hip-hop en passant par le théâtre et cirque de rue) semblent un terreau fertile.
CQFD.
Par AB - Publié dans : Politique
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