Saint-Lô, ville (hi)p-(h)op
Un festival "cultures urbaines" au Normandy à Saint-Lô!!?? On croit rêver. Rue du Normandy, aujourd'hui et demain, on trouvera des concerts de rap, slam, de la danse hip-hop, un débat public sur les cultures urbaines et bien sûr des types impotents qui boitent quand ils marchent, avec ou sans casquettes.
C'est la culture par les politiciens dans toute sa splendeur, envisagée sous l'angle permanent de la diversité. Une politique culturelle en apparence sans oeillères mais qui en vérité étouffe les aspirations à l'excellence. On ne peut pas être excellent partout, le meilleur n'est que spécialiste. Or, on ne cesse de dire "Saint-Lô ville pop, capitale française de la pop, Manchester française...". Et, pour ceux qui s'intéressent un peu à la scène musicale rock saint loise et son succès à l'export (programmation dans les festivals, à Paris, lauréats de tremplins...), il y a une réalité tangible sous cette appellation "ville pop". C'est le fruit de nombreuses années de programmation d"Ecran Sonique qui a éduqué un public, d'émulation adolescente et de création de groupe... bref tout ce qui fait un culture. JF Legrand, président du conseil général de la Manche en appelle sans cesse à faire de la Manche un territoire d'excellence, il y a aussi les pôles de compétitivité économique (la filière cheval par exemple en Basse Normandie et en articulier à Saint-Lô), pourquoi ne pas saisir cette excellence musicale pop, la soutenir vraiment et la brandir, en faire un produit emblématique de Saint-Lô, comme l'andouille de Vire et la moule de Barfleur?
Au lieu de ça on va s'éparpiller, tergiverser, jouer à la table ronde, saupoudrer budgétairement autour des pratiques des cultures urbaines en Basse Normandie.
Et puis, entre nous, "cultures urbaines", c'est quoi cette escroquerie de langage?! Aucun sens. Tout ce qui n'est pas culture urbaine est donc "campagne"!? Doux euphémisme que cet épithète "urbaine" qui signifie en fait "banlieue" dans son sens enclave-HLM-pauvreté-désoeuvrement-déliquescence du lien social... bref, la "cité"... puisque la culture hip-hop est né dans les ghettos des suburbs américain et qu'il proliféré en France, peu ou prou, sur le même terreau. Il est donc éminemment clair aux yeux de tous que Saint-Lô, ville à la campagne, ses célèbres banlieues chaudes Agneaux et Saint Georges Montcoq, ses cités où même la police ne rentre plus telle que le Val Saint Jean, colle parfaitement à la définition.
Saint Lô, ville hip-hop... le temps d'un week-end. Après le passage du quota culturel, retour à la normale. Les 17 et 18 octobre, énorme week-end rock, avec que des groupes inconnus du grand public, mais qui feront le plein, parce que Saint-Lô est une ville pop, avec un public éduqué, exigeant et fier d'entretenir son identité.
C'est la culture par les politiciens dans toute sa splendeur, envisagée sous l'angle permanent de la diversité. Une politique culturelle en apparence sans oeillères mais qui en vérité étouffe les aspirations à l'excellence. On ne peut pas être excellent partout, le meilleur n'est que spécialiste. Or, on ne cesse de dire "Saint-Lô ville pop, capitale française de la pop, Manchester française...". Et, pour ceux qui s'intéressent un peu à la scène musicale rock saint loise et son succès à l'export (programmation dans les festivals, à Paris, lauréats de tremplins...), il y a une réalité tangible sous cette appellation "ville pop". C'est le fruit de nombreuses années de programmation d"Ecran Sonique qui a éduqué un public, d'émulation adolescente et de création de groupe... bref tout ce qui fait un culture. JF Legrand, président du conseil général de la Manche en appelle sans cesse à faire de la Manche un territoire d'excellence, il y a aussi les pôles de compétitivité économique (la filière cheval par exemple en Basse Normandie et en articulier à Saint-Lô), pourquoi ne pas saisir cette excellence musicale pop, la soutenir vraiment et la brandir, en faire un produit emblématique de Saint-Lô, comme l'andouille de Vire et la moule de Barfleur?Au lieu de ça on va s'éparpiller, tergiverser, jouer à la table ronde, saupoudrer budgétairement autour des pratiques des cultures urbaines en Basse Normandie.
Et puis, entre nous, "cultures urbaines", c'est quoi cette escroquerie de langage?! Aucun sens. Tout ce qui n'est pas culture urbaine est donc "campagne"!? Doux euphémisme que cet épithète "urbaine" qui signifie en fait "banlieue" dans son sens enclave-HLM-pauvreté-désoeuvrement-déliquescence du lien social... bref, la "cité"... puisque la culture hip-hop est né dans les ghettos des suburbs américain et qu'il proliféré en France, peu ou prou, sur le même terreau. Il est donc éminemment clair aux yeux de tous que Saint-Lô, ville à la campagne, ses célèbres banlieues chaudes Agneaux et Saint Georges Montcoq, ses cités où même la police ne rentre plus telle que le Val Saint Jean, colle parfaitement à la définition.
Saint Lô, ville hip-hop... le temps d'un week-end. Après le passage du quota culturel, retour à la normale. Les 17 et 18 octobre, énorme week-end rock, avec que des groupes inconnus du grand public, mais qui feront le plein, parce que Saint-Lô est une ville pop, avec un public éduqué, exigeant et fier d'entretenir son identité.
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